L’Orient chrétien dans l’Empire musulman (Hommage à Gérard Troupeau)
L’Orient chrétien dans l’Empire musulman (Hommage à Gérard Troupeau)
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URVOY Marie-Thérèse & GOBILLOT Geneviève (sous la direction de)

-  Prix : 38 €
-  ISBN : 2-85162-072-X
-  Parution : 2005
-  Description : 539 p.
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Collection Studia Arabica - Volume III

Colloque organisé les 15 et 16 octobre 2004 par le CRITIC (Centre de Recherches sur les Idées et les Transferts Inter-Culturels) à l’Université Jean Moulin Lyon 3, en collaboration avec l’Institut Catholique de Toulouse.

Les chrétiens de l’Empire musulman sont rarement étudiés pour eux-mêmes. On a plutôt tendance à ne voir que leur contribution - notamment par les traductions du grec et du syriaque - à la formation de la civilisation dite « musulmane ». Le présent ouvrage s’efforce de montrer leur spécificité à l’intérieur de ce creuset.
Un hommage au professeur Gérard Troupeau, éminent spécialiste de l’Orient chrétien, permet de rassembler des contributions couvrant les disciplines qu’il a illustrées : théologie, philosophie, ecclésiologie, archéologie et philologie.

Coordination de la publication : Geneviève Gobillot, Marie-Thérèse Urvoy

Les auteurs : Camillo Ballin, Maurice Borrmans, Rémy Brague, Françoise Briquel-Chatonnet, Gérard Colin, Joseph Dagher, Édouard-Marie Gallez, Geneviève Gobillot, Jacques Grand’Henry, Bernard Heyberger, Jacques Jomier, Bénédicte Landron, Jean-Pierre Mahé, Catherine Mayeur Jaouen, Jean-Marie Mérigoux, Françoise Micheau, Antoine Noujaim, Emilio Platti, Giuseppe Scattolin, Rita Rached, Gérard Troupeau, Dominique Urvoy, Marie-Thérèse Urvoy.

Site STUDIA ARABICA

Dans la même collection STUDIA ARABICA :
Le messie et son prophète (Tome I) (n°1)
Le messie et son prophète (Tome II) (n°2)
L’Orient chrétien dans l’empire musulman (n°3)
Relations islamo-chrétiennes : bilan et perspectives (n°4)
Pluralisme religieux : quelle âme pour l’Europe ? (n°5)
Le jihad (n° 6)
Le Christ et le Mahdi (n°7)
Projets de constitutions et droits de l’homme islamique (n°8)
Islam et Occident (Rencontre et conflits) (n°9)
Le jardin médical (n°10)
Le texte arabe non ilamique (n°11)
Islam profond. Vision du monde (n°12)
Le Messie en Croix, selon les premières églises face à l’islam (n°13)

Ce que la presse en dit

Bulletin de littérature ecclésiastique, n°CVII/4, octobre-décembre 2006
[...]
Dans sa préface, M.-T. Urvoy donne en quelques lignes l’itinéraire intellectuel et scientifique du professeur Troupeau dont la vie est entièrement consacrée à l’étude minutieuse et fouillée de l’apport et de la place souvent méconnue, mais extrêmement précieuse, de la vie et de la littérature chrétiennes dans les pays orientaux. Puis une dizaine de pages (11-20) dressent la liste des 105 publications recensées à ce jour, de ses livres et articles, avec la répartition suivante : 47 en christianisme arabe, 29 en linguistique arabe, 19 en médecine arabe et 10 autres titres plus divers.
Cet hommage fut donc l’occasion pour différents chercheurs de manifester au professeur Troupeau que ses recherches avaient trouvé un écho favorable dans plusieurs milieux scientifiques, comme en témoigne la provenance de la plupart des intervenants. La première partie de l’ouvrage est consacrée à des études arabes chrétiennes, sur des aspects souvent particulièrement pointus (p.23-306). Après la conférence introductive du père Jomier, o.p., sur l’évidence de l’Islam, les interventions ont porté sur plusieurs domaines précis : philosophie (R. Brague, D. Urvoy, R. Rached), philologique (M.-T. Urvoy, J. Grand’Henry), spiritualité (G. Scattlin, B. Heyberger, E.-M. Gallez), patristique (G. Gobillot), historique (M. Borrmans, E. Platti, F. Micheau). La lecture de ces contributions permet de souligner deux points menant à deux questions : premièrement l’extrême fécondité et vitalité des communautés chrétiennes tout au long du Moyen Âge, en particulier pendant le califat abbasside, et par voie de conséquence la question que nous pouvons poser : comment se fait-il qu’en occident nous n’ayons pas davantage de goût pour relayer et approfondir ces recherches ? Deuxièmement la complexité des questions, des relations et des contextes politiques, juridiques et spirituels pourraient nous conduire à certaines formulations plus nuancées - la conférence sur : « Soufisme et Loi dans l’Islam : un texte de Ibn ‘Arabi sur les sujets protégés » continue à nous interroger sur les “mouvements soufis” dans leurs multiples acceptions, et qui dans le cas précis ne semble pas forcément très enclin à partager une autre vision que la sienne.
Une deuxième partie (p.307-414) aborde deux contextes de “renaissance chrétienne” : au Soudan à la fin du XIXe siècle (Mgr C. Ballin) et au Liban (A. Noujaïm) avec une insistance sur le réveil culturel proche parfois d’une certaine autonomie par rapport aux hiérarchies ecclésiales, teinté peut-être d’un laïcisme modéré - si toutefois ces catégories sont réellement pertinentes dans ce cas.
Une troisième et dernière partie aborde des questions plus spécifiquement linguistiques (p.415-532). Il s’agit d’études arméniennes, coptes et syriaques. Sont aussi présentés : une recension des monastères de la région de Mossoul (J.-M. Mérigoux, o.p.), le passage du syriaque à l’arabe par l’intermédiaire du Garshuni (F. Briquet Chatonnet), une évocation du Livre éthiopien des miracles de Marie (G. Collin), ainsi que la présentation d’une œuvre arménienne originale : Le Conte de la Ville de cuivre (J.-P. Mahé). L’Église assyrienne de l’Orient n’est pas oubliée, grâce à une contribution sur un rituel (B. Landron). Enfin, la conférence sur la “création” d’un saint (C. Mayeur Jaouen) surprendra le lecteur européen peu habitué à l’importance du sensible et des signes dans la spiritualité copte. Toutes les Églises orientales sont ainsi présentées dans une ou l’autre de leur particularité.
Pour les non-initiés, il est certain qu’un tel ouvrage ouvre des perspectives de travail et de recherches, où plus d’un occidental serait surpris de découvrir les richesses de ces traditions, dans une période où leur avenir semble hélas menacé. La conclusion du professeur Troupeau rend hommage à trois savants “orientalisants” qui l’ont amené à suivre cette vocation. Il est de notre devoir de les nommer à notre tour : Mgr Khoury-Sarkis, Mgr René Graffin, Mgr Barsaum ; sans oublier le cardinal Tisserant dont notre Institut continue sous la direction de la responsable du département de la recherche, à publier des travaux sur son rôle, sa personnalité et sa spiritualité.
Ph. Molac

La Nef, n° 168, février 2006
Les chrétiens d’Orient ont longtemps été un casse-tête pour la pensée occidentale. Absents de toute la littérature orientaliste de Volney à Barrès, ils avaient été également occultés par l’Université : témoin un Braudel qui dans son maître ouvrage sur la Méditerranée réalise l’exploit de n’en parler jamais. Non, l’Orient devait être immobile, exotique, voire hostile. Bédouins, muezzin, thé à la menthe. Qu’il y eût des chrétiens dans le monde arabe (et jusqu’au Xe siècle, ils furent majoritaires), producteurs de surcroît d’une littérature arabe des plus riches, venait toujours un peu contrarier ces efforts de généralisation. Plus tard, devenus objets d’étude, ces chrétiens orientaux avaient été inclus incidemment dans le domaine musulman, de façon presque clandestine.
C’est tout le mérite des Éditions de Paris d’avoir voulu présenter au public les dernières recherches sur le sujet, à la suite d’un colloque qui s’est tenu à Lyon à l’automne 2004. L’épais volume, en hommage au Professeur Gérard Troupeau, pionnier des études chrétiennes arabes, rassemble les contributions des meilleurs spécialistes actuels d’une discipline en plein essor. Philologie, théologie, histoire et archéologie sont convoquées dans cet ouvrage universitaire, parfois très pointu, traitant par exemple du statut des non-musulmans, des conditions d’un dialogue entre chrétiens et musulmans ou des saints coptes à l’époque contemporaine. Parfois sans concessions, loin d’une image trop rapide qui ferait des chrétiens les éternels dhimmis de l’Islam, des doubles de l’Occident en terre arabe, ce recueil marqué du sceau de la science et de l’érudition rend justice à ces chrétiens pour leur contribution indéniable à la formation de la culture arabe.
Frédéric Pichon

Présent, 26 janvier 2006
Les chrétiens dans l’Empire musulman sont rarement étudiés pour eux-mêmes. On a plutôt tendance à ne voir que leur contribution - notamment par les traductions du grec et du syriaque - à la formation de la civilisation dite « musulmane ». Le présent ouvrage s’efforce de montrer leur spécificité à l’intérieur de ce creuset.
Un hommage au professeur Gérard Troupeau, éminent spécialiste de l’Orient chrétien, permet de rassembler des contributions couvrant les disciplines qu’il a illustrées : théologie, philosophie, ecclésiologie, archéologie et philologie.

L’Orient chrétien dans l’Empire musulman
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Studia Arabica - Volume III

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