Le porc clandestin : une nouvelle traversée de Paris
Le porc clandestin : une nouvelle traversée de Paris
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SANDERS Alain
Prix : 10 €
ISBN 2-85162-104-1
Parution : 2004
Description : 82 pages
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En cette année 2010, quatrième de l’établissement de la République islamique de France, il ne fait pas bon être coincé avec le plus petit morceau de jambon.

Le cochon, déjà transformé en porc, était découpé en morceaux, emballé, prêt à être enlevé. Fébrier, un homme d’une cinquantaine d’années, le visage rude, les yeux brillants, vêtu d’une sorte de treillis et chaussé de brodequins, semblait inquiet. Ce cochon, ce porc clandestin, il avait hâte de s’en débarrasser. En cette année 2010, quatrième de l’établissement de la République islamique de France, il ne faisait pas bon être coincé avec le plus petit morceau de jambon, la plus minuscule part de boudin, voire le plus infinitésimal cube de lardon.

Le cochon, le halouf maudit, était strictement interdit et la peine prévue pour les contrevenants était sans appel : la mort. Les nouveaux maîtres avaient fait zigouiller la totalité des cochons, les charcutiers avaient été envoyés en camps de rééducation, et les quelques Français — ceux qui avaient pu sauver quelques bêtes comme ceux qui continuaient d’acheter clandestinement du porc — faisaient figure de résistants héroïques.

Du même auteur aux Editions de Paris
Remember the Alamo
L’Amérique que j’aime
Rimbaud est aux Afriques
Roger Nimier
Les chrétiens martyrs de l’islam : l’héroïcité de Jean Le Vacher

Ce que la presse en dit

Site Occidentalis.com ici
Ce petit livre est une fabuleuse projection dans un Paris soumis à la loi du Prophète par les fous d’Allah. Parodiant le grand classique d’Autant-Lara La traversée de Paris, Alain Sanders nous fait suivre des résistants, “des vrais”, qui provoquent l’occupant musulman en faisant du trafic de porc.
C’est de l’humour, bien-sûr, mais aussi une caricature au vitriol des Français, qui se satisfont pour leur majorité de cette nouvelle loi du plus fort. Les collabos de l’Islam ne manquent pas dans ce Paris, mais il sont déjà là aujourd’hui...
Faut-il en rire ou en pleurer, peut-être les deux, mais il faut surtout réagir pour que cette vision de Sanders ne deviennent pas réalité...
A lire absolument, et surtout à faire circuler ensuite !

Le Porc Clandestin Grand amateur de vrai cinéma et admirateur de Claude Autant-Lara, Alain Sanders a concrétisé l’idée qui condamne ses confrères et amis à commettre le péché d’envie tant elle paraît évidente une fois qu’un autre l’a eue : transposer dans la France occupée de demain (qui sera celle d’aujourd’hui en plus sinistre encore), une des chroniques les plus férocement ressemblantes de l’occupation d’hier : "La Traversée de Paris". On connaît l’argument du film d’Autant-Lara d’après Marcel Aymé : en 1943, un chauffeur de taxi au chômage, Martin (Bourvil) se fait aider par un complice de rencontre, Grangil (Gabin), artiste peintre coté et dilettante amateur d’émotions fortes, pour livrer quatre valises contenant un porc de marché noir à la demande d’un épicier de la rue Poliveau : Monsieur Janvier (de Funès).

Occidentalis
Sanders, qui revendique cette inspiration dans le sous-titre de son livre ("une nouvelle traversée de Paris"), met quant à lui en scène, et c’est le mot car on a vraiment l’impression de lire un scénario et des dialogues de cinéma, un certain Fébrier, devenu le roi de la résistance gastronomique à la Ch’aria qui règne sur la France occupée de 2010, et deux transporteurs du halouf maudit : Christian et Grandpierre.
Le ton du livre est celui du film. Mélange de comédie et de drame, à la fois tendre et méchant, plein de nostalgie (cette traversée de Paris occupé nous fait passer par des rues aux noms modifiés, le boulevard Richard Lenoir devenu Boulevard Ben Laden et la rue Saint-Maur rebaptisée - oh pardon ! - Cent Maures) et habité par le sentiment d’une fatalité mauvaise, ce texte court et vif, tendu comme un arc, prend parfois des accents prophétiques que l’insurrection larvée des Afro-islamistes en France rend encore plus inquiétants. C’est que derrière l’image triviale du cochon se cache le véritable enjeu de cette guerre qui évoque l’affrontement inégal et désespéré entre le flot d’une inondation et une poignée de sinistrés, armés de seaux rouillés et de serpillières loqueteuses.
Ce qui est en jeu, ce n’est évidemment pas la possibilité de continuer à se régaler de cochonnailles et de petits vins de pays. C’est la survie de notre civilisation. Et quand Sanders choisit d’imaginer que les chrétiens sont obligés, dans ce Paris envahi, de coudre sur leur poitrine une petite croix bleue, il montre bien que son propos n’est pas seulement d’amuser le lecteur avec un "à la manière de".
Article paru dans le Libre Journal

L’algérianiste, mars 2005
« Une nouvelle traversée de Paris » accompagne le titre de cette plaquette qui reprend, en effet, le thème du film de Claude Autant-Lara.
Si le sujet est en effet le même, l’époque est différente : nous sommes en 2010 et la France est devenue une république islamique. Évidemment, le porc, sa consommation, son commerce sont interdits. Ceux qui continuent à en acheter — clandestinement — font figure de résistants.
L’auteur pousse, à l’extrême, la logique de la situation et cela fait sourire... (d’un sourire jaune ?).
Y.N.

L’Homme Nouveau, n° 1318, 15 février 2004
Une nouvelle, véritable fiction, qui se passe dans un Paris dominé par les musulmans. Un Paris où le cochon est interdit par les nouvelles règles alimentaires et religieuses. Un Paris qui résiste pourtant, dans la clandestinité. Moins d’une centaine de pages pour se détendre sur un sujet grave, avec un beau clin d’œil à Autant-Lara, Gabin et Bourvil qui firent une autre traversée de Paris, à une autre époque. Mais, là aussi, le cochon refera surface.
P.M.

Le porc clandestin

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